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 Les Tromperies du Cœur d'Aisling Mancy - Interview Exclusive !

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dragonrouge57
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MessageSujet: Les Tromperies du Cœur d'Aisling Mancy - Interview Exclusive !   Mar 26 Déc - 10:14

Voici une interview exclusive accordée par Aisling Mancy (Ash), ou de son autre pseudonyme Cody Kennedy, à l'occasion de la sortie de son nouveau roman chez Men over the Rainbow, Les Tromperies du Cœur.

Mon roman le plus récent, Les Tromperies du Cœur, est une romance envoûtante qui combine la fantasy liée au monde du surnaturel avec les anciennes superstitions des Romani – sur fond de réalité actuelle. Et une question subsidiaire : comment les humains traiteraient-ils les créatures surnaturelles dans la société d’aujourd’hui ?
Avec la magie et le mystère, vous trouverez mon style d’écriture différent de la norme. Quand j’ai écrit Les Tromperies du Cœur, j’ai entrepris deux choses : d’abord écrire dans un style auquel je ne suis pas habitué, et ensuite, rédiger une pièce anachronique. C’est ainsi que Les Tromperies du Cœur a été exposé dans le ton le plus gracieux de la prose anglaise, et j’ai mélangé les coutumes antiques à notre époque actuelle.
Le terme « gitan » est un terme d’argot évoqué en Grande-Bretagne dans les années 1620, l’étymologie du sobriquet trouve racine dans le mot anglicisé « d’Égyptien ». Les gitans existent partout dans le monde et ont été étiquetés par de trop nombreux termes pour tous les lister. Le terme décrit un groupe plus important de personnes que les véritables Romani, et il est considéré comme offensant, de plus, il est important de faire la distinction entre les Romani et les non-Rroma. En outre, le peuple rom et celui provenant de Roumanie ne sont pas qu’une seule et même entité – à moins, bien entendu, que vous soyez un Romani et que vous viviez en Roumanie.
Ce qui est une perte pour le monde, peu importe la culture, c’est que les Romani ne veulent pas être connus, racontés ou décrits, et encore moins répertoriés de manière officielle. De plus, ils ne sont pas sans abri. Ce sont des personnes éprises de liberté, qui vivent heureuses en dehors de ce que nous pourrions considérer être la norme de notre société actuelle. Ils sont considérés comme sournois et culturellement contraires à la société des gadge – ceux qui ne son pas Rroma – ils sont extrêmement loyaux les uns envers les autres, ont un code de conduite strict, respectent les règles de leurs clans, bandes, tribus ou nations et se soucient sincèrement les uns des autres. Enfin, je soupçonne qu’ils sont punis largement plus sévèrement par les leurs que nous ne pouvons l’imaginer. Alors que les sociétés se moquent, ridiculisent et abusent d’eux, elles les imitent également : le flamenco, la rumba, le jazz manouche sont quelques-uns des cadeaux que nous avons reçus de leur part. Elvis Presley, Charlie Chaplin et Yul Brynner étaient des Romani, pour n’en citer que quelques-uns. Des dirigeants de pays l’ont été aussi.
Je m’en voudrais de ne pas partager une brève histoire au sujet d’une expérience personnelle avec les Romani. J’étais à Paris, et cherchais à me rendre au Moulin Rouge. C’était une soirée inhabituellement froide et brumeuse de juin et je portais mon manteau en laine préféré. Je suis sorti de mon hôtel et le valet a tenté de héler un taxi pour moi. Aucun ne s’est arrêté. Du coin de l’œil, j’ai aperçu un garçon vêtu de guenilles, assis au bord d’une des fenêtres de l’hôtel. Je ne lui ai pas prêté attention. Le valet a essayé encore une fois de trouver un taxi, en vain à nouveau. Le garçon s’est levé et je l’aurais ignoré s’il n’avait pas arraché mon manteau de mon bras et s’était mis à courir. Bien qu’étourdi et déçu, je n’ai pas pu m’empêcher de rire. Le valet s’est abondamment excusé et j’ai songé « un point pour le garçon ! »
Alors que le valet se démenait et offrait de faire appel à une limousine aux frais de l’hôtel, un taxi s’est avancé dans notre direction. Le garçon, les pieds fermement plantés sur le rebord du taxi, m’appela en brandissant mon manteau. Le véhicule s’est alors brusquement arrêté, le jeune homme sauta et ouvrit la portière. Il a ensuite couru vers moi, m’a carrément poussé dans le taxi, m’a jeté mon manteau et a ordonné au chauffeur de m’emmener au Moulin Rouge. Et ce fut tout.
J’en ris encore, tout en songeant que je ne l’ai même pas laissé de pourboire ! Mais, mon aventure ne s’est pas arrêtée là. Alors que le chauffeur s’engageait dans la circulation qui contourne l’Arc de Triomphe, j’aurais pu jurer qu’il conduisait à plus de 100 km/h et que j’allais mourir. Tout à coup, il y eut un coup sourd sur la vitre et je levai les yeux pour découvrir que le garçon chevauchait encore le taxi ! Il agitait une petite main aux doigts épais, comme pour dire « ne vous inquiétez pas, vous ne mourrez pas ».
Je suis arrivé sain et sauf au Moulin Rouge, où j’ai passé une merveilleuse soirée et lorsque je suis sorti, après le spectacle, le garçon était encore là. À nouveau, il a attrapé mon manteau, s’est mis à courir et est revenu avec un taxi. Je suis rentré à l’hôtel après une autre expérience (presque) traumatisante, j’ai remercié le garçon et lui ai donné vingt francs pour ses efforts.
Le lendemain matin, je suis sorti de l’hôtel pour trouver le garçon qui attendait au bord du trottoir. Manifestement, il savait reconnaître une opportunité de gain financier quand il en voyait une. Après une longue et pesante réflexion de deux secondes sur la question, j’ai continué avec Pesha à mes côtés. Et ainsi de suite. Pendant toute la durée de mon séjour à Paris, le petit Pesha se trouvait devant mon hôtel tous les matins, peu importe l’heure de mon départ. Il me suivait, me donnait des ordres avec force de gestes et de mots inintelligibles, portait mes bagages, me disait ce que je pouvais ou ne pouvais pas manger et négociait mes achats. En fin de compte, je lui ai donné un billet de cent francs. Lorsqu’il a vu l’argent, ses gestes frénétiques ont ralenti et il m’a dévisagé, ses yeux couleur chocolat emplis de larmes. Il a rapidement fouillé sa poche, a placé un petit médaillon dans ma main et s’est enfui. C’est la dernière fois que j’ai vu Pesha.
Vous pourriez vous demander comment j’ai appris de Pesha était Romani. Le médaillon qu’il m’a offert portait une roue à seize rayons et je l’ai encore avec moi. Pesha avait l’air d’avoir huit ou dix ans, mais je suppose qu’il était plus âgé. J’aurais aimé avoir la chance de mieux le connaître et savoir où il est aujourd’hui. J’ai beaucoup voyagé, mais je n’ai pas encore rencontré de peuple plus secret. Un Romani a expliqué, et je le paraphraserai : les Rroma croient qu’une simple association avec des gadge fera d’eux des êtres déloyaux et c’est un acte punissable, à moins que ce ne soit exécuté dans le but de faire des affaires. Ils croient, en outre, qu’une association avec des gadge les affaiblira d’une myriade de manières, y compris par l’affaiblissement de leur magie et de leur chance. En clair, leur fidélité première va à leur compania, et ils n’osent rien faire pour apporter de la malchance ou de la mauvaise magie au sein de leur clan.
Pala Tute est une vieille chanson du folklore Romani. Gogol Bordello https://youtu.be/Zpzz9-qW1q0 la chante ici. Bénédicte Girault a traduit les Tromperies du Cœur. J’espère que vous apprécierez votre lecture autant que j’ai eu plaisir à l’écrire.

Les Tromperies du Cœur sont disponibles sur Amazon :

À propos d’Aisling Mancy :
Ash est un auteur qui vit, la plupart du temps, sur la côte est des États-Unis. Il écrit de la fantasy pour adultes, de la science-fiction, de la romance et des fictions concernant de jeunes adultes gays sous le pseudonyme de Cody Kennedy.
Élevé dans les rues cruelles, près des nombreux studios d’Hollywood par un grand-père ressemblant à Yoda, Ash n’est pas conforme, ne rentre dans aucune case. C’est quelqu’un d’incroyablement bizarre qui vit pour perfectionner un trouble oppositionnel de provocation profonde. Dans un état constant de fascination pour les choses banales, Ash se pose de sérieuses questions comme : si le temps et l’espace sont courbés, alors d’où viennent toutes ces personnes hétéros ? Quand il n’écrit pas, on peut trouver Ash en train de dompter les vagues sur les rivages de l’Ouest, s’interrogeant sur la valeur nutritionnelle des couchers de soleil, appréciant les pissenlits tant décriés, décrochant des câbles de guidage de poteaux et s’émerveillant de toutes les petites choses ordinaires.
Sleight of Heart (Les Tromperies du Cœur) a été finaliste en 2016 pour le titre de Meilleure Romance Gay Fantasy auprès des Rainbow Awards et A Solitary Man a gagné le prix du Meilleur Thriller Gay en 2016 également auprès des Rainbow Awards.
Ash répond aux e-mails parce qu’après tout, tout cela est pour vous, les lecteurs.
Retrouvez Ash sur son blog :
Twitter : @AislingMancy
 
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